GUIDE DOXARIS PRO
Audit carburant d’une flotte : quelles données regarder ?
Un audit carburant utile transforme les factures et les données d’exploitation en coût comparable par véhicule, par kilomètre et par an. Son objectif n’est pas de favoriser une énergie, mais de déterminer si un scénario alternatif laisse réellement plus de valeur à l’entreprise.
1. Inventorier les véhicules et leurs usages
Commencez par séparer les véhicules selon leur catégorie, motorisation, année, usage et contraintes. Deux véhicules de la même flotte peuvent avoir des profils économiques très différents si l’un parcourt de longues distances quotidiennes et l’autre reste principalement en zone locale.
2. Relever le kilométrage réel
Le kilométrage annuel par véhicule ou par catégorie permet de transformer un écart de coût aux 100 km en enjeu financier annuel. Utilisez de préférence les kilomètres réellement parcourus sur une période représentative plutôt qu’une estimation théorique.
3. Mesurer la consommation réelle
La consommation catalogue n’est pas suffisante pour un audit financier. Les litres effectivement consommés, rapportés aux kilomètres parcourus, intègrent mieux les itinéraires, charges, conducteurs et conditions d’exploitation propres à l’entreprise.
4. Utiliser le prix réellement payé
Pour une entreprise, le bon point de comparaison est le coût réellement supporté selon ses factures et conditions commerciales, et non un prix grand public choisi arbitrairement. Il faut également comparer les scénarios sur une base fiscale et comptable cohérente avec la situation de l’entreprise.
5. Calculer le coût aux 100 km
Pour un carburant liquide, la première formule est : consommation réelle en L/100 km × prix réellement payé par litre. Ce résultat fournit une base simple, mais il ne constitue pas encore le coût complet d’un changement de solution.
6. Ajouter les coûts de transition et d’exploitation
Selon le scénario, l’audit peut devoir intégrer conversion, infrastructure, stockage, livraison, maintenance, financement, assurance, immobilisation ou autres contraintes opérationnelles. Ces postes doivent être annualisés ou ramenés à une unité comparable avant de conclure.
7. Examiner le retour au dépôt et l’avitaillement
La localisation des véhicules et leur fréquence de retour sur site influencent la faisabilité de certaines solutions. Notez les dépôts, plages d’immobilisation, besoins quotidiens, autonomie nécessaire et dépendance éventuelle à un réseau externe.
Pour une flotte diesel revenant régulièrement au dépôt, cette étape permet notamment de déterminer si un scénario B100 mérite une étude de faisabilité, sans présumer de la compatibilité des véhicules ni de sa rentabilité.
8. Comparer plusieurs scénarios sur la même base
Le scénario actuel sert de référence. Chaque alternative doit ensuite être calculée avec les mêmes kilomètres et un périmètre de coûts cohérent. La différence pertinente est l’économie nette annuelle, pas seulement l’écart de prix unitaire.
9. Appliquer un vrai seuil GO / NO-GO
Une économie positive ne suffit pas à justifier un changement. Le gain doit être assez important pour absorber les incertitudes, les contraintes d’exploitation et le temps consacré au projet. DOXARIS retient donc une logique simple : GO si le scénario est techniquement applicable, opérationnellement soutenable et crée une économie nette suffisamment importante ; À VALIDER si une donnée déterminante manque ; NO-GO si le gain est trop faible ou si le risque opérationnel est disproportionné.
Une opération accompagnée par DOXARIS doit également laisser une rémunération durable à DOXARIS après ses propres coûts. Le but est un partage de valeur gagnant-gagnant : le client conserve une économie nette évidente et DOXARIS est rémunéré pour l’analyse, la négociation et le suivi. Une affaire insuffisamment rentable pour l’un des deux côtés doit être revue ou écartée.
Les données minimales à préparer
- nombre et catégories de véhicules ;
- kilométrage annuel réel ;
- consommation réelle ;
- factures ou prix réellement payés ;
- motorisation et caractéristiques utiles des véhicules ;
- organisation des dépôts et de l’avitaillement ;
- coûts connus de maintenance ou d’infrastructure liés au scénario étudié.
Quel résultat attendre d’un pré-audit ?
Un bon pré-audit doit pouvoir conclure qu’un scénario mérite une étude détaillée, qu’il manque des données, ou que l’économie potentielle paraît insuffisante. Refuser une solution peu rentable protège autant l’entreprise qu’une recommandation positive.
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